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C’est l’heure de la soupe !

photoOn n’aurait pas cru, quand on voit sa tête d’ex-bagnard, de baroudeur, un mélange entre Vladimir Poutine et Chuck Norris, mais Henri Proglio est un bon petit premier de la classe. Il n’a jamais frimé contrairement à d’autres recrues de SarkoJobs, toujours gentil, attentif… alors qu’en fait c’était un killer !

Il a brillé à Veolia, un bon patron bien libéral, il a réussi à bluffer tout le monde quand Notre Modeste Président (je le connais bien, mais je n’en dis pas plus !) l’a bombardé aussi nouveau patron de EDF…

Et maintenant, c’est le pactole, la légitime récompense d’un nombre considérable de cirages de pompes et d’ententes entre potes bien discrètes, comme on aime à les encourager à SarkoJobs.
Tenez-vous bien : DEUX MILLIONS D’EUROS ! Bon, deux millions par an, pas par mois, il aurait pu faire mieux. Mais après, il y aura les bonus, tout ça. Faites-nous confiance :)

Leçon de foutage de gueule : on bombarde le candidat le plus improbable à un poste stratégique. Improbable parce que ça fleure bon le népotisme (c’est inique : Petit Jean, là, c’était népotique), illogique parce que le candidat avait déjà un taff à plein temps dans une grosse boîte, et impopulaire parce que les crytogauchistes tiennent toute la presse sauf le Figaro.
Stupeur et tremblements, shock and awe, le temps que les media se remettent de l’uppercut, le SarkoJobs candidate est vissé à son deuxième fauteuil.
Bien sûr, le gouverment promet qu’il n’y aura pas double salaire, ce qui est très malin parce que (1) je ne peux pas blairer ce fayot de Fillon, (2) les promesses n’engagent que les gauchos les croyant, et (3) de toutes façons ils pouvaient promettre de changer la lune en Reblochon, ça n’était pas à eux de décider. Mais les media sont contents.
Et enfin, quand y’a plus le choix mais c’est trop tard, révéler que notre petit premier de la classe touchera 1.6 Millions comme patron d’EDF et 0.400 millions comme président du Conseil d’Administration de Veolia (ce qui n’est pas cher payé le partenariat avec le quasi-monopole public).

Plus de détails, pour rigoler ? Allez !
Le 20 novembre, Crisetine Lagarde, notre très chère ministre de l’économie, avait assuré le 20 novembre qu’Henri ne cumulerait pas ses rémunérations, et ne toucherait qu’un salaire, celui de l’entreprise publique.
Lors de sa nomination, avec le soutien de SarkoJobs l’Elysée, le 25 novembre, notre bon samaritain avait demandé à conserver le niveau de revenus qui était le sien en tant que patron de Veolia, à savoir 1,6 million d’euros.
Bilan des courses (vous pouvez respirer, c’est bon), le premier de la classe gardera ses 1.6 millions de paye de chez Veolia (profession : rester assis à rien foutre et avoir des relations) et touchera ses 450mille euros de chez EDF.

Tout bénef, on est pas bons, à SarkoJobs ? Bon, bien sûr, là vous avez la démo, pour voir toutes les sales manigances, les petits repas entre amis et les coups de fil qu’il a fallu passer pour mitonner ça et faire avaler le baobab (je ne veux vexer personne, mais une anguille, là, non) à l’opinion publique, je vous invite à faire acte de candidature dans notre belle agence de placement ;)

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